Syndrome Maryline

Je suis sur le divan, la lumière cru de l halogène me fait me sentir comme sur une table d’opération.

On s’est encore I Phoné ce soir.

Je me sens doucement disséquée. C’est une conversation à cœur ouvert que j’entame mais toi tu es pressé.

Tu me demande juste quelle tenue je porte.

J’ai ma robe blanche, légère comme une plume. Celle qui vole souvent au gré du vent, ou qui aurait son premier rôle dans 7 ans de réflexion.

J’ ai jeté mes escarpins sur le tapis moelleux pour prendre plus vite l’ appel. Ils sont beaux, l’imprimé léopard offre un joli visuel sur le rouge sang du tapis.

 » Théatralité d’une scène érotique « 

Pourtant je me sens virginale, pure, infantile et immatérielle. Une incarnation de la Madonne où Like a Virgin serait la bande son de mon premier court métrage.

Je met un filtre et je flirte avec les années 30. Ces années ou la séduction se peint outrageusement sur les visages de poupées tristes …

Je ferme les yeux, dans le noir et le blanc, je sais qu’ il n’ y a que les lumières de la ville qui sont allumées ce soir.

 

https://www.youtube.com/watch?v=cyxgW_Wffbg&feature=youtu.be

 

Etre érotique, es ce devenir un corps conforme aux fantasmes d’une société ?

Jusqu’où peut on aller pour rester dans le désir ?

 

 

lumiere-ville-1

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